Vous saviez qu’il était possible de traverser l’Atlantique sur un bateau de 6,50 m, tout ça dans une course effrénée ?

Comment ?
En vous inscrivant à la Mini Transat, une course à la voile sur des bateaux de 6,50 m en solitaire !

Alors, historiquement, cette course partait d’Angleterre. Beaucoup de Français y participaient, et pour prendre quelques raccourcis, la Mini Transat est finalement partie de France quelques années plus tard, de manière légale. Je ne le savais pas, mais j’ai récemment appris que certains concurrents se sont même fait poursuivre par les autorités françaises en mer pendant les premières éditions. Amusant ! 😅

Pourquoi cette mini transat ?

En 1977, lorsque cette transat est créée, c’est la course à la démesure dans le milieu de la course au large, à l’image de Club Méditerranée, un voilier de course construit par Alain Colas en 1976 qui fait 72 m de long. Il est donc fait le constat que la course au large tourne au gigantisme, à tous les points de vue.

Pour permettre aux passionnés de vivre le rêve d’une transatlantique, la mini 6,50 voit le jour, plus sobre, avec des bateaux de 6,5 m, point barre ! La jauge évoluera dans le temps et avec son temps, à l’image des derniers prototypes volants de la classe, mais gardera cette taille modeste et ce côté « accessible ». C’est d’ailleurs ce qui fait tout son charme. N’importe qui d’un peu (beaucoup) passionné peut s’inscrire et moyennant beaucoup de temps et de débrouille, participer à cette course. Bien sûr, il faut un bateau, du matériel, un budget… mais tout ça est accessible dans des quantités « raisonnables ».

Je trouve génial d’avoir créé cette classe en réaction à l’état de la course au large des années 70. C’est toujours vrai aujourd’hui.

La Mini Transat aujourd’hui

La mini attire toujours des passionnés aujourd’hui, jeunes et moins jeunes, de tous horizons. Un des enjeux, comme dans la course au large de manière générale, est de trouver des sponsors. Certains skippers partent sans sponsors et financent eux mêmes leur aventure, mais la plupart des coureurs ont recours aux sponsoring pour pouvoir s’offrir cette part de rêve. Pour nous c’est top, puisqu’avec les réseaux sociaux, on peut suivre l’aventure de ces « minis » grands skippers ! 😉

Vous avez peut être entendu parler de Clarisse sur l’Atlantique ? Il s’agit de Clarisse Crémer, qui s’est faite connaitre en médiatisant, de manière très sympa, son aventure en Mini 6,50 et qui a fini à une très belle 2ème place de cette course, en 2017. 👏

Il y a donc une nouvelle course lancée pour 2021 pour laquelle les futurs concurrents se préparent. J’ai rencontré l’un d’eux, Louis Mayaud. Au quotidien, je suis son actualité sur Instagram sur sa page @louismouillelemayaud. Il s’entraine au pôle Lorient Grand Large qui fait office de référence dans la préparation de la Mini Transat. Car s’il est possible d’accéder à cette discipline, cela demande quand même beaucoup d’entrainement et d’investissement !

Louis c’est lui :

Entrainement de Louis Mayaud. Crédit : Louis Mayaud

Il interview des personnes en lien avec la mini transat pour échanger et s’enrichir sur le sujet ! Belle idée et sympa de le partager sur les réseaux. Il fait des lives sur Instagram que vous pouvez suivre en vous abonnant à son compte. J’ai récemment assisté à une interview de Jean-Luc van den Heede. Alors je ne suis pas une référence en course au large, mais “VDH”, comme il est appelé dans le milieu, à juste remporté la dernière Golden Globe Race… Une course autour du monde en solitaire, sans électronique, sans météo, au sextant, sur un bateau tout sauf récent…

Lisez La Longue Route de Bernard Moitessier, il y raconte sa participation à la première édition de cette course.
Il s’avère que VDH a également participé aux premières éditions de la mini transat. Lors de l’interview, il raconte son expérience avec ces coques de 6,50 m qui leur ont permis de traverser l’Atlantique, génial ! 😊

Je crois que je ne serais pas capable de la faire.

Participer à la Mini Transat

Mais bonne nouvelle,  il est quand même possible de participer à la course sans participer à la course… et donc de faire la transatlantique aux côtés des ministes. Car si l’idée de traverser l’Atlantique sur un bateau de 6,50 m n’est pas dans mes projets ou envies, traverser l’Atlantique, l’est carrément !!! 

Je le disais, la course a une dérogation et est donc encadrée. Les voiliers ne sont pas seuls en course au milieu de l’océan. Ils sont encadrés par des bateaux accompagnateurs qui veillent à la sécurité de la course. Et il est possible d’embarquer sur un de ces voiliers pour vivre la course au plus près et faire une transat au passage…

Ca donne des idées non.. ?! 😉

On aime bien l’esprit de cette course un peu pirate de la course au large, c’est très cool. Je suis très admiratif de ces marins. D’ailleurs, il s’agit d’un véritable incubateur de talents pour la course au large. Pour ne citer que les derniers, vous trouverez Ian Lipinski chez Credit Mutuel en classe 40 et Clarisse Crémer sur Banque Populaire en Imoca. Pour Ian Lipinski, je vous invite à regarder le film Sillages, qui retrace son parcours incroyable sur la classe mini. Très très cool.

Vous trouvez ça comment la classe mini vous ?

On vous laisse avec Louis pour terminer. Allez faire un tour sur son Instagram @louismouillelemayaud !😅